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Rester enfermé protège du COVID-19, mais pas de son conjoint

Dernière mise à jour : 20 mai 2020

Les violences conjugales sont déjà fortement présentes en temps normal, mais lorsqu'une crise frappe, il y a de fortes chances que celles-ci s'aggravent.



Un problème à l’international


Les experts et les organisations des quatre coins du monde sont très préoccupés par le cas des femmes victimes de violence domestique. Le domicile est effectivement l'endroit le plus sûr pour se protéger du coronavirus, mais pas lorsque votre partenaire vous menace physiquement ou psychologiquement. La pression est forte. Il faut rapidement trouver des moyens d'aider ces femmes à distance, maintenant que l'aide directe n'est plus disponible. Les pays se concertent afin de mettre en place différentes alternatives afin de diminuer cette augmentation de la violence.



Les lignes téléphoniques explosent


Les appels téléphoniques pour les violences et les abus sont en constante croissance. De nombreuses zones de police et de nombreux parquets reçoivent davantage de plaintes pour "violence familiale". Les services judiciaires ont indiqué mardi 31 mars qu'ils avaient reçu jusqu'à 50 % de rapports supplémentaires de violence domestique ces derniers jours. Il s'agit d'une augmentation alarmante.


Une augmentation du nombre d’appels provenant du réseau de proches des victimes de violence conjugale est constatée. Il s’agit de parents, de sœurs et de frères ou d’amis inquiets pour leurs proches qu’ils savent dans une situation à risque. L’entourage joue habituellement un rôle de régulation dans les violences, mais ils ne peuvent plus être aussi présents qu’auparavant dû aux circonstances actuelles.



Un vrai cauchemar pour les victimes


Les femmes victimes ne pensaient pas que leur quotidien pouvait s’aggraver. L’arrivée du COVID-19 signifiait pourtant qu’elles allaient être enfermées avec leur conjoint constamment. À cause du confinement, elles ont droit à moins de structure dans la vie quotidienne et moins de contact avec les autres personnes de leur réseau social. Les femmes seront donc face à plus d'isolement social, plus de peur et beaucoup de stress.



« Masque 19 » : le code à communiquer aux pharmaciens


Les femmes victimes de violences peuvent se rendre dans une pharmacie et signaler leur situation avec grande discrétion. Le mot de code est Masque 19. Les pharmaciens informeront directement ces victimisations aux services d’urgence. Grâce à ce nouveau dispositif, les pharmaciens deviennent des acteurs précieux dans la lutte contre les violences conjugales.


 
 
 

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